PULSAR - Emilie Delcher
PULSAR – Emilie Delcher
Membre DCS impliqué : Emilie DelcherFinancement : Région Pays de la Loire
Durée : 2023 – 2025
Axe Europe politique et juridique dans la mondialisation
PULSAR
Emilie Delcher est maître de conférences à Nantes Université. Elle se spécialise dans le droit de l'Union européenne.
Domaine(s) de recherche : Droit de l'Union européenne - souveraineté - citoyenneté
Bilan
Résultats des recherches menées :
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European Union – Asean Security and Human Rights Cooperation in the Face of Recent Geopolitical Upheavals
Confrontée à un contexte géopolitique en mutation, l'Union européenne cherche à trouver un nouvel équilibre entre des exigences parfois contradictoires dans ses relations extérieures. Elle cherche à défendre ses valeurs, en particulier les droits fondamentaux, tout en accordant une plus grande importance aux impératifs de sécurité. Cette réorientation stratégique est susceptible d'influencer ses relations avec l'ASEAN. L'élévation de la relation entre l'UE et l'ASEAN au rang de partenariat stratégique en 2020 marque une ambition de renforcer les relations entre les deux régions, une détermination confirmée par l'analyse de la communication officielle. Les réalisations communes, bien qu'efficaces, ne constituent qu'une mise en œuvre partielle de ces ambitions. Si l'on assiste effectivement à un renouveau de la coopération entre l'UE et l'ASEAN, sa pleine réalisation se heurte à des défis majeurs. D'une part, ces défis sont subjectifs et conjoncturels, car ils concernent la perception mutuelle des deux organisations. Ils sont également plus structurels, car ils concernent les différences d'approche des valeurs et des méthodes respectives de chaque organisation.
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La nouvelle stratégie industrielle de l’Union européenne : vers une Europe « souveraine » ?
Ursula Von der Leyen, dans son discours du 27 novembre 2024 devant le Parlement européen précédant l’élection de la nouvelle Commission européenne, a promis que l’adoption d’une «Boussole pour la compétitivité» serait sa première initiative. En réaction au rapport présenté par l’ancien président de la Banque Centrale européenne Mario Draghi, qui alertait sur l’inéluctable agonie de l’industrie européenne faute de sursaut majeur, la Commission entend publier un «Pacte pour l’industrie propre» au cours des 100 premiers jours de son mandat. La nomination de Stéphane Séjourné, au poste de Vice-Président exécutif de la Commission européenne, constitue un marqueur du réveil stratégique de l’Union européenne en matière industrielle. L’ancien Ministre français de l’Europe et des affaires étrangères se voit en effet confier le portefeuille inédit de la «Prospérité et de la Stratégie industrielle».
L’Union apparaît ainsi déterminée à mener une véritable politique industrielle. Le repli protectionniste global et ses dépendances stratégiques notamment mises au jour par la pandémie de Covid puis la guerre en Ukraine l’ont conduite à mettre en place des instruments visant à protéger son économie tout en défendant ses valeurs et ses ambitions environnementales : peuvent être cités le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, règlements visant à interdire l’importation issus de produits issus de la déforestation et du travail forcé, etc. S’y ajoutent, par exemple, l’imposition de droits compensateurs sur les importations de voitures électriques en provenance de Chine en réponse aux subventions publiques jugées déloyales octroyées par la Chine à ses industries.
Au-delà de l’adoption de ces normes d’application extraterritoriale, il reste à déterminer si l’Union européenne est véritablement en mesure de renforcer son industrie sur son propre territoire. En particulier, l’industrie, par elle-même, ne constitue qu’une compétence de coordination et d’appui de l’action des États, en vertu de l’article 173 du TFUE. À ce titre, l’Union ne peut harmoniser les dispositions des États membres. Si la mobilisation de différentes dispositions des traités permet de surmonter certaines difficultés, en particulier la clause «marché intérieur» qui permet à l’Union de légiférer pour en assurer le fonctionnement, il n’est pas certain que l’Union puisse dépasser les divergences entre États-membres, dont les intérêts peuvent grandement diverger et freiner l’émergence d’une politique industrielle cohérente au niveau du Continent.
Participation et organisation de manifestations scientifiques
- Co-organisation d’un colloque international à Chiang Mai (Thaïlande) le 22 juillet 2024, avec l’Université de Chiang Mai et l’Université de droit de Ho Chi Minh Ville (Vietnam) sur le sujet « les effets des accords entre les États de l’ASEAN et Union européenne ».
- Participation au séminaire du CEJM le 20 septembre 2024 « L’action de l’UE au service de la paix mondiale, quelles place pour les valeurs ? » Session 1 « Human Rights : An issue of EU/South East Asia relations ? ».
- Participation au colloque final du CEJM-UniPaix le 10 octobre 2025, « Les européens au service de la paix ? ».
- Co-organisation, avec l’Université de Tours, du colloque international « Les souverainetés économique et militaire face à la mondialisation » le 1er et 2 avril 2025 (à Tours) et le 3 avril 2025 (à Nantes), en partenariat avec les Universités de Ho Chi Minh Ville (Vietnam) et Laval (Canada).
Parutions
- « Les souverainetés économique et militaire face à la mondialisation » – parution prévue septembre 2026.
- « European Union – Asean Security and Human Rights Cooperation in the Face of Recent Geopolitical Upheavals », p. 44-61, https://doi.org/10.2478/vjls-2024-0019 (en open access)