L'histoire de DCS

DCS en 4 grandes étapes

Les 4 grandes étapes de DCS : 1982, la création ; 1984, l'association au CNRS ; 2008, la fusion avec le CERP3e, et aujourd'hui

La genèse de DCS

Fondé en 1982 sous l'impulsion de Michèle Bordeaux, le laboratoire «Droit et Changement Social» (DCS) est né d'une ambition forte : étudier la relation complexe entre le changement social et les décisions politiques traduites par le droit.

Logo DCS
Premier logo de DCS

Initialement structuré comme une équipe recommandée par la Direction de la Recherche des Enseignements supérieurs, DCS s'est construit autour de deux piliers complémentaires:
•    Le Laboratoire d’Histoire et Droit Social (LHDS)
•    Le Centre de Recherche Politique (CRP)

Ces composantes menaient des recherches spécialisées et des recherches transversales, qui s’articulaient à l’origine autour de quatre axes thématiques majeurs : Portrait de Michèle Bordeaux

1.    Changement et droit du travail (responsable : Alain Supiot)
2.    Droit et mutations du monde rural (responsable : Louis Lorvellec)
3.    Femmes, famille et changement social (responsable : Michèle Bordeaux)
4.    Histoire de la protection sociale et du travail (responsable : Philippe-Jean Hesse)

Dès 1984, DCS franchit une grande étape en devenant l’unité associée UA CNRS 1154. Elle continue d’explorer de nouvelles thématiques émergentes telles que la technologie ou les évolutions du droit pénal.

 

La pluridisciplinarité au cœur de la recherche

DCS a toujours revendiqué une approche pluridisciplinaire, replaçant le droit comme un fait de culture. Ainsi, les juristes, sociologues, économistes et historiens ont toujours fait preuve d’une étroite collaboration sur de nombreux projets et contrats.

Entre autres, le projet de recherche « Viol et violences contre les femmes : construction/déconstruction de l’objet ''femme violée''», mené par Soizic Lorvellec, a été précurseur en matière de protection des femmes et de qualification du viol. Fruit d'un travail interdisciplinaire de plusieurs années réunissant juristes, médecins, sociologues et psychologues, cette recherche a donné lieu à l’ouvrage Qualifié Viol (1987).

Couverture du livre Qualifié Viol
Qualifié Viol, Éditions Meridiens Klincksieck, 1990

Cette culture de l'ouverture a mené DCS à devenir, en 1993, l'une des unités fondatrices de la Maison des Sciences Sociales et des Humanités (MSH) - Ange Guépin, sous l'impulsion de son premier directeur Alain Supiot, membre de DCS. En 1995, cette dynamique s'est enrichie d'un partenariat avec le CEREQ (Centre d'Études et de Recherches sur les Qualifications), renforçant l'expertise du laboratoire sur les thématiques de la formation et de l'emploi.


La Maison des Sciences Sociales et des Humanités - Ange Guépin

Une expertise en constante mutation

Au fil des décennies, DCS a su saisir les enjeux contemporains. En 1985, un lien s'établit avec le Ministère de la Justice, notamment à travers des projets transversaux comme celui sur le «Casier judiciaire et l’insertion professionnelle», dirigé par Marie-Clet Desdevises.

Plus largement, DCS a toujours investi des thématiques variées: de l’étude de l’électorat au droit maritime en passant par la protection sociale ou la transition professionnelle et la mobilité. Autant de sujets qui font de DCS un laboratoire d’excellence en matière de droit social, porté par les travaux de chercheurs de renom tels que Louis Lorvellec, Michèle Bordeaux, Pierre Cam, Alain Supiot ou encore Jean-Pierre Le Crom.

Compilation des couvertures de livres et rapports de chercheurs DCS au vingtième siècle
Livres et rapports de chercheurs DCS publiés au XXe siècle


2008 : La fusion de deux piliers de la recherche nantaise

En 2008, le laboratoire DCS fusionne avec le CERP3E (Centre d’Études des Régulations Publiques des Espaces, de l’Économie et de l’Environnement – UMR CNRS 6029). Sous la direction de Jacques Fialaire et la direction adjointe de Patrick Chaumette, le laboratoire qui conserve le nom de «Droit et Changement Social» (UMR CNRS 3128) est rejoint par une nouvelle salve de chercheurs en droit public.

L'originalité de cette union réside dans la complémentarité des méthodes :
  • Une approche interne: l'analyse "dogmatico-doctrinale" des règles de droit.
  • Une approche externe: l'évaluation de l'application réelle de ces règles et l'étude des interactions entre le droit international, européen et national
Cette fusion donne lieu à l’émergence de nouvelles thématiques de recherche autour notamment du droit de l’environnement, droit foncier, droit administratif et droit de l’urbanisme, thématiques phares des chercheurs de l’ancien CERP3E. DCS devient ainsi un pôle d’étude du droit social, privé et public.



 LE CERP3E EN BREF

Le CERP3E (UMR CNRS 6029), anciennement CRUARAP (Centre de Recherches en Urbanisme, Aménagement Régional et Administration Publique), fut créé en 1972 par Yves Prats, pionnier de la recherche juridique à Nantes. Le CERP3E est devenu équipe CNRS à partir de 1991. Laboratoire de référence en droit public de l’environnement, il a acquis une renommée nationale et internationale grâce aux travaux de chercheurs tels que Jean-Luc et Maryvonne Bodiguel, Jacques Fialaire ou encore Raphaël Romi.

DCS aujourd’hui : une recherche tournée vers l’avenir

Après les directions successives de Bertrand Faure, Arnauld Leclerc, Rafael Encinas de Muñagorri, Gaëtan Cliquennois et Marine Friant-Perrot, le laboratoire est aujourd'hui dirigé par Franck Héas et Sonia Desmoulin (directrice adjointe).
Frise chronologique des directeurs de DCS de 1996 à aujourd'hui
Direction de DCS de 1996 à nos jours

Logo DCS Fort de ses 166 membres (dont 83 doctorants), DCS, après plus de 40 ans d'expertise, poursuit les mêmes objectifs : comprendre le rôle du phénomène juridique dans les transformations de la société contemporaine, avec une attention particulière prêtée au contexte socio-culturel et politique. La vie scientifique s'organise désormais autour de six axes thématiques autonomes, qui se rejoignent lors de projets transversaux majeurs.


 Nos 6 axes de recherche :

  1. Europe Politique et Juridique dans la Mondialisation (responsables : A. Turmo et M. Rouyer
  2. Mutations écologiques et nouvelles gouvernances (responsables : L. Bodiguel et S. Robert)
  3. Innovations Technologiques, Santé et Biopouvoir (responsables : M. Bernelin et M. Friant-Perrot)
  4. Justice(s) : normes, pratiques et sociétés (responsables : N. Huten et J-B. Masméjan)
  5. Mobilités humaines, sociales et professionnelles (responsables : P. Caillaud et C. Ledoux)
  6. Réflexivités juridiques et interdisciplinaires (responsables : M. Cardillo et T. Carvalho)
Au cours des dernières années, DCS s’est intéressé à la fois à des thématiques qui l'ont toujours concernés (droit de la protection sociale, histoire du droit colonial, etc.) qu’à de nouveaux sujets émergents, se plaçant ainsi comme un laboratoire à la perspective innovante en matière de nouvelles technologies, de la santé ou encore de l’Europe. Ses chercheurs participent à des projets d’envergure aux niveaux locaux, nationaux et internationaux prouvant la qualité de leurs recherches. L'UMR est également un pôle de formation, apportant un appui recherche à 16 spécialités de Master 2.
 
Photo de groupe des membres du laboratoire DCS
L'ensemble des membres de DCS à l'occasion des 40 ans du Laboratoire
Mis à jour le 05 mai 2026.