• Le 18 janvier 2017

Cet ouvrage, écrit sous la direction de Carlos-Miguel Pimentel, avec le concours de Samuel Sanchez, se propose de diffuser les principaux débats parlementaires de 1877 et 1879 mais également d'en fournir une analyse critique par les meilleurs spécialistes du sujet.

La crise du 16 mai 1877 est digne des meilleurs romans politiques. Cette crise institutionnelle de la Troisième République marque l'opposition entre le président de la République, le maréchal Mac-Mahon, qui est monarchiste, et la Chambre des députés, républicaine, voire révolutionnaire, représentée notamment par Léon Gambetta. Le régime politique français en sortira clairement républicain. La présente édition se propose de diffuser les principaux débats parlementaires de 1877 et 1879 mais également d'en fournir une analyse critique par les meilleurs spécialistes du sujet.

L'ouvrage qu'on va lire vise à offrir au lecteur une vision aussi compréhensive que pos d'une crise constitutionnelle majeure de la Ille République, la crise du 16 mai 1877. Souvent citée comme décisive, et réputée être à l'origine de ce que Marcel Prélot a appelé la « constitution Grévy », les débats qui l'ont agitée restent cependant largement inconnus, faute d'avoir fait l'objet d'une publication en dehors du Journal Officiel. Aussi, le plus souvent, on ne retient de la crise qu'un petit nombre de formules (« le cléricalisme, voilà l'ennemi ! »r. « il faudra se soumettre ou se démettre »), qui ne permettent pas de comprendre ce que . furent ses véritables enjeux pour les contemporains, acteurs de la crise. Le présent ouvrage vise avant tout à leur rendre la parole, tant à ceux de la gauche républicaine qu'à ceux de la droite conservatrice, tant il est vrai que l'histoire constitutionnelle est le plus souvent une histoire rédigée du point de vue des vainqueurs. On pourra ainsi mieux comprendre comment ce qui n'était, formellement, qu'une banale crise gouvernementale tranchée par la dissolution, cas de figure habituel dans les régimes parlementaires de l'époque, a pu se transformer en une crise majeure des institutions. Mais la démarche vise aussi à croiser le approches, et donner la parole à la recherche contemporaine. L'ouvrage reproduit ainsi les débats qui se sont tenus lors d'un séminaire pluridisciplinaire de droit politique. Une préface de Jean-Marie Denquin fait le point, de façon détaillée, sur le contexte historique de la crise et ses principales phases, avant que l'auteur livre sa propre analyse quant aux enjeux et à la portée du 16 mai. Une postface de Carlos-Miguel Pimentel vise à remettre en perspective l crise du 16 mai dans l'histoire constitutionnelle française, en montrant, sur le long terme comment a pu se poser, de manière récurrente, la question de la responsabilité politique du chef de l'État devant le peuple.
 
Préface de Jean-Marie Denquin.
Sous la direction de Carlos-Miguel Pimentel, avec le concours de Samuel Sanchez.
 
Carlos-Miguel Pimentel est professeur de droit public à l'Université de Versailles Sain Quentin-en-Yvelines.
Jean-Marie Denquin est professeur de droit public à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense.
Samuel Sanchez est maître de conférences en histoire du droit à l'Université de Nantes.