• Du 25 janvier 2018 au 26 janvier 2018
    Université de Lausanne, Suisse

Colloque conjointement organisé à Lausanne par les Universités de Lausanne, de Liverpool et de Nantes

 
Ce colloque entend mettre l'accent sur le rôle que l'information nutritionnelle peut jouer dans la promotion de choix alimentaires plus sains (les aliments étant définis largement pour inclure les boissons alcoolisées et non alcoolisées). Il ambitionne d'adopter un point de vue interdisciplinaire - ou même transdisciplinaire.

L'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 1er avril 2016 la Décennie d’action pour la nutrition 2016-2025. Elle a par là reconnu la nécessité de faire cesser la faim dans le monde et de prévenir toutes les formes de malnutrition. Plus de deux milliards de personnes souffrent de déficiences en micronutriments, 1,9 milliard sont affectées par un surpoids et parmi elles, 500 millions sont en situation d’obésité tandis que 793 millions d’individus souffrent de malnutrition chronique. La Décennie d’action des Nations Unies pour la nutrition fournit ainsi un cadre à un large éventail d'acteurs pour travailler à la résolution des problèmes de nutrition en vue d’atteindre les objectifs énoncés dans l'Agenda pour le développement durable de 2030, et en particulier le SDG 2 (plus grande sécurité alimentaire et nutrition améliorée) et le SDG 3 (réduction d'un tiers de la mortalité prématurée due aux maladies non transmissibles).

L’information des consommateurs en matière de nutrition, en particulier par le biais de l’étiquetage alimentaire, est devenue une stratégie de réglementation privilégiée pour la promotion de régimes alimentaires plus sains, permettant par là de s'attaquer à l'obésité et aux autres maladies liées à l'alimentation. Encourager les consommateurs à faire des choix alimentaires éclairés, grâce à des informations sur les aliments, permet finalement de faire peser la responsabilité de choix alimentaires plus sains entre, d'une part, les consommateurs qui doivent prendre en compte les renseignements mis à leur disposition lors de l'achat de nourriture et, d'autre part, les autorités publiques, qui doivent veiller à ce que les informations accessibles aux consommateurs soient suffisantes, claires, conformes à la réalité et non-trompeuses.