• Le 07 septembre 2017
    Campus Tertre
    Salle 358, UFR droit, faculté de Nantes à 14h

Thèse préparée sous la direction de Mme Martine LONG, Maître de conférences à l’Université d'Angers, membre associé de DCS.

La liberté associative fait partie des libertés fondamentales, en droit positif français. Elle a valeur constitutionnelle et, comme telle, constitue le socle même du droit des associations sur lequel semble se fonder l’Organisation Non Gouvernementale (ONG). La notion d’ONG est présente dans l’environnement français et au plan international. Elle a été, pour la première fois, utilisée par l’ONU pour qualifier l’ensemble des acteurs d’essence non étatiques, avec qui elle est en collaboration dans les domaines relevant de sa compétence. Cette thèse a pour but de montrer que les ONG, objet d’une diversité de statuts juridiques tant dans l’ordre interne, en droit européen qu’en droit international, doivent bénéficier d’un statut juridique sui generis. Elles sont, à tord, soit des associations, soit des fondations. D’autres avancent qu’elles jouissent d’un statut européen et même d’un statut de société civile internationale. D’autres, par contre, leurs reconnaissent qu’un statut consultatif de l’ECOSOC et des institutions spécialisées de l’ONU. Cette profusion de statuts juridiques ne reflète pas le rôle et le caractère incontournable des ONG sur la scène internationale. Ces différents statuts juridiques sont inadaptés. Il y a bien des raisons de croire que l’ONG est dotée d’un statut particulier dérogatoire des catégories juridiques d’associations, de fondations et autres. Elle est, dans une certaine mesure, une forme spécifique d’organisation qui peut réclamer le statut international du Comité international de la Croix-Rouge ou à tout le moins relever d’un ordre juridique transnational et partant d’un droit singulier, une lex humanitatis.